L'Espérance . . .

Fondée en 1941 pour le Foot-ball puis pour le Cinéma en 1942, l'association Espérance attendra 1964 pour voir la naissance de la 3e section : le Tennis de table.
L'arrivée de Citroën à Chartres dans les années 60 favorise le développement de la commune, et l'augmentation de la population mutliplie les besoins en activités.
A partir de 1971, l'année de la création du Basket-ball, c'est l'explosion pour atteindre 25 sections en 1998. L'association Espérance est alors gérée par un comité directeur.


C'est en 2000 que l'Espérance devint Fédération et que les sections deviennent associations. Elles ont leurs statuts propres et sont déclarées en préfecture. La Fédération est désormais gérée par un Conseil d'Administration et un bureau.

Quelques noms

Les Présidents
Antoine CHATEL 1942 - 1964
Antoine CHATEL (fils) 1964 - 1991
Louis PIOU 1991 - 2007
Bernard QUINTON 2007 - aujourd'hui

 

Les Secrétaires                                  Les Trésoriers

Albert LAUNAY   Constant MERCIER
Jean LAINE   Isidore DROUADAINE
Joseph PRIME   Joseph MARECHAL
Antoine CHATEL (fils)   Armel CHATEL
Rémy BERRANGER   René RAME
Bernard LEGRAND   Pierre GUEDARD
Jean-Luc BOT   Bernard QUINTON
Robert LE BOZEC   Michel GARCIN
Gérard PIGNON    
Claudie PIGNON    

    

  La naissance en 1941

    «L’Espérance »... le mot claque comme un drapeau. Qui a choisi l’appellation de cette petite société pour une commune moyenne?
    Ils étaient trois à la signature des statuts : MM. Antoine Chatel, entrepreneur de travaux, Albert Launay, boulanger, Constant Mérel, employé au Crédit mutuel de Rennes.
    C’était le 15 juin 1941. L’arbuste avait deux branches deux équipes de football, dont l’une jouait en réserve. 40 adhérents le 10mars 1942 quand le J.O. officialisa la naissance... 2 300 quand l’Espérance célébra son cinquantenaire en 1991... 2 500 en 1995...
    Une histoire fabuleuse, faite d’amitié et de solidarité, un travail ardent, une unité dans l’action, dont nous allons tenter de retracer les grandes étapes.
L’un des premiers témoins fut évidemment M. Antoine Chatel, premier président de « L’Espérance » et qui fut maire de 1947 à 1956.

 


        Les deux sections créées pendant la guerre :

Le football (1941)


    A cette époque c’était la guerre. Les équipes de football étaient rares. La J.A. Bruz et les équipes de Rennes étaient les adversaires les plus proches. Née en 1941, avec la société, la section football, pendant plus de vingt ans, n’a eu que deux équipes seniors une équipe première qui jouait en championnat de 3e division, puis de seconde division, puis en 1 962 en première division, et une équipe réserve jouait en ouverture. L’unique terrain était alors celui de la Croix au Potiers.
    En 1965 apparaît une équipe junior. En 1966, les équipes cadets et juniors sont mises en championnat.
    En 1969, naissance de la 3e équipe senior dirigée par « Mimile » Gautier. En 1971-l 972, la réserve senior a son championnat et ne suit plus l’équipe première, ce qui complique les problèmes de déplacement. La vie continue et le foot évolue... Après le foot à cinq que prônait I’USEP et mis en place par Rémy Berranger pour la formation des jeunes car ils touchent plus souvent la balle et sont obligés de se déplacer sans arrêt et de « jouer sans ballon », la ligue officialise le foot à sept. Equipes de pupilles, équipes de poussins puis des équipes de débutants occupent les terrains les mercredis et samedis. L’école de foot devient un véritable apprentissage pour nos futurs footballeurs. André Jehannin, Gérard Coumé, Jean-Luc Letort, Bemard Magré, Mi chel Lucas sont les pion niers de ce qui est devenu une véritable organisation. A l’autre extrémité de la chaîne des âges sont les vétérans joueurs de 35 ans et plus qui n’ont pas envie de débrayer. Ces anciens disputent championnat et coupes et composent deux équipes.Ainsi va le foot... au fil du temps.


Le cinéma (1942)

    La salle de « L’Espérance », aujourd’hui disparue, allait être construite en 1942 permettant la venue du cinéma, seconde section et première culturelle à voir le jour.
    La salle, rue de la Poterie, ne fut pas, à vrai dire, exclusivement réservée au cinéma mais plutôt une salle polyvalente car c’était la seule dans la commune à cette époque. Bien sûr, chaque semaine, s’y déroulaient deux séances de cinéma avec le 16 mm et le plus souvent les films étaient en noir et blanc et les fauteuils et les bancs... en bois.
    Déjà des bénévoles avaient pris en main les destinées du cinéma et il leur a fallu des bras solides. Jugez plutôt : la salle servait également pour les arbres de Noël des écoles, pour le repas des anciens, pour la fête des classes ainsi que pour de nombreux bals et réunions. Pour toutes ces manifestations, il fallait préparer la salle en déménageant les fauteuils et, après, tout remettre en place pour le samedi suivant. La salle a également servi pour des cours de claquettes et d’accordéon, des expositions et pour le théâtre.
    La clientèle a toujours été fluctuante. On y a parfois tourné pour 7 à 10 spectateurs, mais il y eut aussi des temps forts, par exemple pour Ben-Hur, où on a « fait » 400 spectateurs. Pour Le jour le plus long, où il a fallu 5 séances avec une salle archicomble, des spectateurs allèrent même chercher des chaises au café le plus proche pour s’installer dans les allées.
    Pendant la guerre, la salle fut réquisitionnée par les Allemands, qui en avaient fait un atelier de réparation de moteurs d’avions. Les travaux de cet atelier ébranlèrent les fondations; il fallut reconstruire la salle en 1951
    Autre souvenir douloureux : la salle a servi de chapelle ardente lors du ombardement de Bruz le 8 mai 1944. Elle a toutefois eu son heure de gloire en recevant le général de Gaulle, le 10 septembre 1960, venu inaugurer l’usine Citroën de La Janais; à cette occasion il signa le livre d’or de la commune.
    Malgré quelques vicissitudes, le cinéma long-temps animé par Henri Congretel puis par Jacky Collinet a été maintenu grâce à l’activité d’une cinquantaine de bénévoles. La disparition de la salle rue de la Poterie, peu confortable il est vrai, et son remplacement par la magnifique réalisation du Centre Culturel ont eu pour heureux résultat une augmentation sensible du nombre de spectateurs, ce qui laisse supposer que le cinéma a encore de beaux jours devant lui.

        Après la guerre...

    Après la guerre, l’Espérance organisait des bals dans la salle, des courses cyclistes. Le comité des fêtes n’ayant duré que quelques années, l’Espérance animait la commune autour de son nouveau président Antoine Chatel.


Le tennis de table (1964)

    Le tennis de table fut fondé en 1964 par Claude Lecellier, président jusqu’en 1978. Les rencontres se déroulaient dans... la salle de cinéma. "On jouait entre la scène et les fauteuils », vous diront les anciens, parfois même sur la scène avant de disposer d’une salle spécifique en 1974.
    La section s’est agrandie au fil des années et comptait trente à quarante licenciés sous la présidence de Jean-Claude Allion de 1978 à 1980, de Femand Émile de 1980 à 1987 et de Jacques Soulas depuis 1987.


Le basket-ball (1971)


    En 1969, Robert Curé et Marcel Canneçu initiaient les enfants au basket, surtout des filles, dans les cours d’école, rue A.Chatel pour Robert et rue de la Poterie pour Marcel.
    Les débuts de cette section eurent lieu sur des panneaux mobiles prêtés par le service départemental de la Jeunesse et des Sports. Les deux initiateurs, après des victoires dans les tournois scolaires, eurent envie de lancer les jeunes joueuses dans le grand bain, Un vrai terrain fut aménagé. Les équipes devinrent championnes de Bretagne en minimes. Puis, en cadets, réussirent un remarquable parcours en coupe de France et, comme tout club qui gagne, il s’agrandit très rapidement.
    En 1971, 6 minimes filles et 8 benjamines étaient encadrées par quatre dirigeants. Cinq saisons plus tard, la section comptait 116 basketteurs et basketteuses. Les garçons avaient commencé en 1972 par une équipe minime. L’équipe des seniors masculins a vu le jour en 1973.Les premiers moments du basket dans la cour de l’école. Depuis, le club a grandi, la section s’est structurée et a vu passer de nombreuses bonnes volontés. En 1991, année du cinquantenaire, la section comptait 120 licenciés.


Gymnastique volontaire et Aquagym (1971)

    La section prend naissance en 1971 au 10, rue d’Alsace, grâce à Rémy et Marcelle Rouxel. « Une heure pour oublier le temps qu’il fait, le temps qui passe. » Cette discipline, purement féminine, passe de 25 licenciées en 1971 à 150 en 1991 et 220 en 1996.
    « Il est dans ma vie de femme bien remplie une halte récréation. La gym, j’y vais. » C’est en 1990 que la section se jette à l’eau en utilisant la piscine, créant ainsi la section « Aquagym ».


Athlétisme (1972)

    En septembre 1972, les (déjà) fidèles animateurs de l’Espérance, Rémy Berranger et Louis Piou, décident Charles Granier à lancer une activité athlétisme et cross-country au sein de l’Espérance.
Les athlètes et organisateurs que sont Charles Granier, Yannick Le Sech et Claude Legeay arrivent à former un premier groupe, qui fera vite parler de lui par de nombreuses victoires en cross et courses sur route grâce aux précieux conseils de Francis Kerbiriou. Jean-Luc Bot, bientôt épaulé par Thierry Lépinay, assurera la suite de l’encadrement technique. La dynamique du groupe s’avère efficace et, dès 1973, c’est la première édition des Foulées Chartraines dans le cadre des fêtes communales du 3e samedi/dimanche de septembre. En cette même année, la section se consolide avec l’intégration du groupe de Bourgbarré animé par Thierry Bemard et Antoine Colleu. La section athlétisme de l’Espérance devient ainsi l’Espérance Athlétisme Chartres/Bourgbarré.
    De 1974 à 1985, les qualités des coureurs en relais sur route, courses sur route, sur piste et en cross-country donnent un rayonnement départemental et régional à l’Espérance. Les Paris, Baffel, Bot, Colleaux, Bellesœur en ont été les porte- drapeaux. Pour permettre aux jeunes d’accéder à des niveaux de championnat plus élevés, l’ESSA est née en 1985. Ainsi l’Entente Seiche Semnon Athlétisme représente un effectif de plus de 200 athlètes grâce à l’association de Janzé, Martigné Ferchaud, Vern sur-Seiche et Chartres/Bourgbarré.
    C’est également la période qui voit se déployer les grandes expéditions vers nos villes soeurs en courant 24 h/24, Chartres/Saint-Anthème en 1987 (650 km), Chartres/Newcastle West en 1989 (700 km), Chartres/Lwowek en 1993 (2 234 km) et enfin l’ébauche d’un projet : Chartres/Sarata, avec plus de 3 000 km.
    En 1992, Charles Granier, après vingt années de bons services, passe le flambeau de la présidence à Robert Le Bozec.
    L’année 1993 voit la naissance de l’école d’athlétisme. L’accent mis sur la formation permet un encadrement plus étoffé et professionnel.
    En 1995, l’ESSA sera dissoute et la section s’associera au Stade Rennais pour plus de rayonnement.


Le cyclotourisme (1973)

    Les amateurs de la petite reine commencèrent à se manifester à Chartres en 1970 sous l’impulsion de Bemard Legrand, Pierre Guédard et Jo Levèque. Le club démarre en 1973.
    Les effectifs (une dizaine à l’origine) progresseront rapidement 15 en 1974, 160 en 1991. A partir de 1980, c’est le club le plus important du département. Il occupe la 3e place de la ligue de Bretagne et la 20e place au niveau national. Les sorties du dimanche matin, empreintes de bonne humeur, forgent à l’ensemble du groupe un esprit de camaraderie assez exceptionnel que beaucoup envient. Les semaines fédérales, auxquelles la section participe depuis 1976, contribuent également à renforcer les liens d’amitié entre les cyclos et les familles. Chaque année, les cyclos participent à l’ensemble des randonnées et brevets et, depuis 1977, aux grandes épreuves nationales.
    Le vélo détente démarre en 1984 et rassemble une douzaine de féminines le samedi après-midi. L’école cyclo voit le jour en 1984 sous la houlette de Serge Guillou, puis de Bemard Ranc et Pierre Le Danff, depuis 1988.
    La section VTT effectue ses premières sorties en 1991. 

        A partir de 1974 une formidable évolution

    L’année 1974 marque une formidable évolution de l’Espérance, qui voit ses activités se multiplier, mises en place par des gens de bonne volonté et structurées ensuite. Les besoins en installations sont de plus en plus importants. L’Espérance et la municipalité y répondront de leur mieux. C’est à cette époque que les statuts sont revus et adaptés aux nouvelles structures de l’Espérance, qui prend alors sa dimension de Société Omnisports et Loisirs.
    En 1991, année du cinquantenaire, Antoine Chatel jusqu’alors président, devient président d’honneur et Louis Piou prend la présidence.

Le hand-ball (1974)


    Le premier licencié, Gèrard Long, le fut en mai 1974 et, pour l’anecdote, uniquement dans le but de faire représenter le club à l’assemblée générale de la ligue de Bretagne.
    Le réel démarrage de la section s’effectuera en septembre de la même année, avec une équipe masculine senior composée de quelques joueurs ayant pratiqué le hand au collège et d’une majorité de footballeurs et d’autre part une équipe féminine qui navigua contre vents et marées pendant une dizaine de saisons.
    Sous la présidence de Bemard Jaunay, fondateur de la section, très vite vinrent se joindre des joueurs confirmés des alentours. Deux options différentes se dégagèrent : l’une visant la compétition pure et l’autre le sport loisir.
    L’équipe fanion, composée en majorité de joueurs extérieurs à la commune, il fut très tôt engagé une politique de recrutement et de formation de jeunes du cru. Cette action de longue haleine a porté ses fruits : le club de Chartres-de Bretagne est depuis longtemps considéré par la ligue comme un club formateur de jeunes et les équipes « cadettes » et «juniors » évoluent très souvent au niveau régional et même au niveau national (32e de challenge de France Falcony).


Le volley-ball (1974)

    Le club de volley-ball chartrain prit naissance un jour de septembre 1974. Présidé par Maurice Rio, il débuta avec 18 adhérents. Au fil des années, le chiffre augmenta pour atteindre son maximum en 1988-1989 avec 48 participants, motivés autant pour le championnat que pour la détente.
    Puis la dissolution du bureau en 1990 entraÎne le départ des jeunes volleyeuses. Un nouveau bureau, constitué en 1992, relance le volley tant au niveau compétition que pour la formation des jeunes.


Le judo (1974)


    C’est à la fin de 1 974 que la section judo est créée sous l’impulsion de Rémy Berranger et de Roger Faujour. Des contacts sont pris avec la Fédération des M.J.C. (Maison des Jeunes et de la Culture). Les statuts de la Fédération Française de Judo et Disciplines Associées (F.F.J.D.A.) faisant obligation aux clubs d’avoir un professeur diplômé d’État : ce fut J. Y. Hirel, ceinture noire 3e dan, aidé d’Alain Hervé, ceinture noire 2e dan, moniteur.
    140 m de tatamis étaient commandés et livrés début janvier 1975. Les cours commençaient le 14... du même mois.
    Au début, la section était accueillie dans la salle polyvalente en compagnie de la gymnastique enfants et de la danse avec l’inconvénient de « monter » le tapis avant chaque cours. Heureusement, les employés communaux étaient là pour donner un coup de main. A la fin des cours, c’était au tour des adultes d’effectuer le démontage. Les «anciens » s’en souviennent. « Trimballer » 70 tatamis après une heure et demie d’entraîne ment, c’était souvent galère!
    La première année, 85 judokas se sont inscrits et les jeunes se distinguèrent très vite. La saison suivante (75/76) les effectifs passaient à 132. Il fallait faire un troisième cours. Cette année-là Chartres a organisé sa première grande compétition : la coupe de fin de saison des M.J.C., avec près de 500 participants venus d’une quinzaine de dojos. Un succès souligné dans la presse Chartres enlevait 15 médailles.
    Devant l’ampleur prise par le judo, la municipalité décidait de construire un vrai dojo. Les premiers cours s’y déroulèrent le 13 mars 1979... à la grande satisfaction de la section adulte dont les effectifs étaient tombés au plus bas (une dizaine de licenciés). Avec 217 m de tatamis, Chartres disposait d’une des plus belles salles de la ligue de Bretagne.
    La saison suivante (79/80) marque une étape importante dans l’histoire de la section. Le 1er octobre 79, elle se libère de la tutelle de la Fédération M.J.C. et prend son indépendance. Les cours sont assurés par un nouveau professeur diplômé d’Etat, ceinture noire 3e dan, enseignant dans le « civil » et excellent technicien Guy Mennereau.
    Deux ans plus tard, les effectifs sont remontés à 122... dont 22 adultes et en 1993 la section adultes compte 5 ceintures noires. Le judo était bien lancé à Chartres...


Le hatha-yoga (1978)

    Née en 1 978, la section hatha-yoga n’a cessé de s’accroitre : 58 adhérents en 1991 et plus de 100 en 1995. Cinq cours par semaine sont alors nécessaires, assurés par Yolande Bréhier. Puis viendra un cours de Yoga Nidra, qui est le yoga par la pensée. La pensée étant le déclencheur des actes, ce yoga est une recherche de maîtrise de soi, la voie de la réconciliation du corps et du mental avec pour objectif la recherche de l’harmonie et de l’équilibre.


Le tennis (1980)


    Ce sont les courts municipaux de « plein air » réalisés en 1974 qui donnèrent l’idée à quelques personnes intéressées de former un bureau et de créer ainsi une nouvelle section de l’Espérance. C’était en 1980. Il était jusqu’alors nécessaire d’aller s’inscrire en mairie pour pouvoir utiliser les courts. Après une difficile constitution du bureau, la réussite est venue puisqu’en 1991, la section est forte de 245 inscrits. Depuis 1986, un tournoi «open » annuel, devenu « Grand Prix» en 1989, voit une participation de 350 personnes.
    La construction de la salle couverte spécifique en 1982, une des premières de la région, avec deux courts utilisables en permanence, aura largement contribué au développement de la section qui compte, en 1996, 240 licenciés.


La natation (1980)

    En septembre 1980, la section natation voit le jour grâce à l’initiative d’Yvon Le Roy, responsable de la piscine, et des parents intéressés. Une première réunion composa le bureau et élut un président : Alexis Desbois.
    Deux sections furent créées : une sportive et une synchronisée. Très vite, le club atteignit cent licenciés et porta les couleurs de Chartres-de Bretagne dans toutes les piscines du « Grand Ouest » : Bretagne, Normandie, Pays de Loire, Centre et Orléanais.
    La section natation synchronisée s’est arrêtée en 1985. Ses meffleures performances ont été réalisées aux niveaux critériums inter-régionaux et nationaux.
    La section natation sportive a obtenu de nombreuses médailles au niveau départemental et régional dans les catégories jeunes et espoirs, mais également au niveau national. Depuis la création des 24 heures de natation et « tout Rennes nage », 7 nageurs et nageuses de Chartres ont nagé pendant 24 heures.

        De la gymnastique enfants - danse rythmique à la danse contemporaine... et à la gymnastique sportive
    La section «gymnastique enfants-danse rythmique » a été créée en 1 974 par Geneviève Faujouret Marcelle Rouxel afin d’obtenir la possibilité pour tous les Chartrains d’initier leurs enfants à la gymnastique ou à la danse pour un prix modique.
    Les cours de danse sont assurés par madame Thébault et, depuis septembre 1982, c’est Liliane Feutelais qui donne des cours à 103 adhérents dont 37 adultes.
    La section devient trop importante pour une gestion commune. Gymnastique enfants et danse vont alors se séparer en 1983. La gymnastique enfants va continuer de son côté et la section danse contemporaine devient une section spécifique.


La gymnastique sportive (1982)

    C’est la gymnastique "enfants-adolescents ", au sein de laquelle les cours étaient donnés par Marie-Odile Leblay, qui est à l’origine de la section.
    L’année 1981 marquera la gymnastique sportive. L’arrivée de deux professeurs d’EPS du collège Jacques Joseph et Daniel Mahé, va permettre de développer cette discipline dans sa dimension sportive et compétitive. D’une quinzaine d’enfants (filles et garçons) inscrits à cette époque, les effectifs vont doubler chaque année jusqu’en 1983.
    Dès 1982, les statuts de la Fédération Française de Gymnastique sont adoptés et la section de gymnastique prend sa place à part entière au sein de l’Espérance. Les effectifs augmentent chaque année régulièrement. La nécessité d’avoir des locaux spécifiques se fait sentir rapidement et s’exprime dès 1983. Besoins qui se voient satisfaits par la construction d’un magnifique gymnase spécifique en 1991. Les effectifs sont alors de 182 enfants et adolescents de 6 à 21 ans licenciés à la F.F.G. En 1994, la section compte 232 licenciés.


Danse contemporaine (1983)

    En 1983, le bureau est composé de A. Danjou, C. Levêque, M. Chatel, P. Mahé et M. Senoble, avec Liliane Feutelais comme animatrice de Modern-Jazz secondée par Marie-Dominique Chatel. En juin 1984, le bureau est constitué de Chantai Levêque et Marie Senoble.
    Le succès de Fleur de Lupin, spectacle monté par Bemadette Leguil avec des enfants de classes primaires de Chartres, a donné l’idée de rechercher un professeur de danse contemporaine qui sera Dominique Simonneaux, danseuse de la compagnie Transit de B. Leguil. M. D. Chatel continue les cours de Modern-Jazz aux ados. Le spectacle de fin d’année montre un tournant dans le style de travail et de danse choisi. Donner aux enfants la joie de danser, de connaître leur corps et d’approcher celui des autres, d’appréhender l’espace, jouer avec les rythmes, découvrir la complicité des objets... c’est la démarche choisie pour faire entrer les enfants dans la danse.
    En 1985, c’est Ariane Doucet qui assure les cours, puis en 1986, arrive Agnès Venien. En 1987, Yannick Jouan remplace Marie Senoble.
    Depuis, la section est spécialisée en danse contemporaine avec A. Venien, de la compagnie Longitude, comme professeur pour plus de 120 élèves.


La chorale « le Diapason » (1984)

    C’est la fête de la musique de 1984 qui a vu naître l’ensemble vocal de l’Espérance. Les quelques choristes de l’époque offraient timidement leurs premières prestations File la laine et Le Joli mois de mai.
    Depuis sa création, le groupe n’a cessé de grandir, sous la direction dynamique de Francis Tirel, secondé efficacement par Yvonne Gardan et Moni que Benech pour atteindre, en 1991, 60 choristes. Leurs efforts seront récompensés, après une sélection, par l’attribution d’un 3e prix lors du concours départemental au théâtre de la ville de Rennes organisé par le Forum du Livre.
    En janvier 1989, l’ensemble vocal devient le Diapason. Il anime la Sainte-Cécile, la Fête de la musique, le rassemblement des chorales. Présidente en 1993, Yvonne Gardan laissera sa place à Jean-Claude Dugast en 1994. Michèle Théry dirige alors 35 choristes.
    En 1995 le Diapason compte 45 choristes et Jean-Michel Audureau en est le nouveau chef de choeur.


Natation sub-aquatique (1984)

    Le 21 décembre 1984 est enregistré l’agrément de la section avec comme président François Rossi et comme vice-président Claude Leborgne. Ce dernier prendra la présidence en 1987, remplacé par Mokrane Babour en 1988, suivi de Jean-Yves Grémet en 1994.
    Le but du CESA : découvrir et faire découvrir le monde merveffleux de la mer. Le club fonctionne en école de plongée.


La gym américaine (1984)

    C’est en 1984 que la section a été créée par S. Wasserman et Y. Mercier, soutenus par M. Cour tet et M. Léchard, rejoints un peu plus tard par C. Simonin.
    L’objectif du club était l’entretien physique sous forme de séances variées de gymnastique à mains libres, mais également en utilisant du matériel de musculation pour tonifier le muscle de manière plus spécifique.
    Les premiers adhérents se souviennent encore des débuts plus que spartiates dans une petite salle improvisée sous les tribunes du stade et ensuite dans l’ancien foyer des jeunes, mais ces locaux peu accueillants n’ont pas diminué la motivation de la plupart et, depuis septembre 1991, la section et ses licenciés évoluent au premier étage de la nouvelle salle de gymnastique avec la musculation.


Cercle celtique (1985)

    En 1985, un petit groupe de passionnés se réunissait pour apprendre les rudiments de la danse bretonne. Une première occasion allait en motiver plus d’un : le voyage en Algérie; car la nécessité d’affirmer sa culture fut le ferment de la vocation de danseurs et de musiciens.
    Depuis, le groupe a beaucoup évolué. Deux ans plus tard, la venue de Claude Roger, moniteur, allait profondément modifier la structure et les buts de l’association.
    Tout d’abord l’adhésion à l’association War’l leur apporta la crédibilité et le soutien d’une fédération compétente et des possibilités de sorties organisées pour promouvoir la culture bretonne.
    Ainsi commençaient de nombreuses animations dans les villes de la région kermesses, fêtes des écoles, etc. Les spectacles s’enchaînaient et les répétitions pour de nouveaux spectacles et des sorties officielles de grande renommée, telles que le festival interceltique de Lorient, les fêtes de Comouaille de Quimper, la fête des ifiets bleus de Concameau, où nous avons porté haut les couleurs de Chartres-de-Bretagne.
    Les jumelages avec Saint-Anthème et Newcastle West allaient plus tard donner une nouvelle impulsion au groupe, avec les voyages officiels et les voyages informels organisés avec le groupe ami des Brouchillous de Saint-Anthème.


L’aïkido (1989)

    Le principe de l’aïkido est de s’harmoniser avec le mouvement de l’univers. L’aïkido est la voie qui protège la croissance et l’épanouissement de tous les êtres. Voilà comment Moriheri Veshiba (1883- 1969), fondateur de cette discipline, définissait son art.
    En 1989, la section dirigée par M. Le Gallou était constituée uniquement d’enfants de 6 à 1 5 ans. En 1995, avec des adultes qui la renforcent, la section compte 76 licenciés.


Le badminton (1990)

    En septembre 1990, une équipe jeune et pleine d’enthousiasme crée une nouvelle section : le badminton. David Rouxel en est le premier président. La section compte à sa création 39 adhérents.


Le twirling-bâton (1994)

    Issu de la Fédération Française des Majorettes, dont il est sorti en 1978 pour devenir un sport qui allie danse, gymnastique et bâton, le twirling-bâton voit le jour à Chartres en septembre 1994.

        L’Espérance... en 1996

    Les sociétaires disposent actuellement d’un équipement important, à savoir : de salles spécialisées (judo, tennis de table, tennis, danse), de 3 salles omnisports dont une pour la gymnastique, de terrains de football, d’une piscine, de la piste d’athlétisme, de courts extérieurs de tennis.
    Les sections culturelles (cinéma, ensemble vocal, danses bretonnes) peuvent utiliser les locaux du centre Pôle Sud, de l’école de musique et de la « Maison Bleue ».
    Avec la « danse de salon » créée en 1992, la section « pétanque » en 1995, L’Espérance met à la disposition de ses adhérents 24 sections : Aïkido, Athlétisme, Badminton, Basket, Cercle celtique, Cinéma, Cyclotourisme, Danse contemporaine, Danse de salon, Diapason, Football, Gymnastique américaine, Gymnastique sportive, Gymnastique féminine, Hand-ball, Hatha-yoga, Judo, Natation, Natation sub-aquatique, Pétanque, Tennis, Tennis de table, Twirling-bâton, Volley-ball.
    L’Espérance se porte bien et, si elle a regretté le départ de l’orchestre, section qui a existé de 1982 à 1988, si elle a déploré le sommeil de la section rugby qui n’a joué que trois saisons de 1984 à 1987, et la trop courte existence du skate board, elle croit en son avenir grâce aux nombreuses personnes qui se dévouent la plupart du temps bénévolement pour que, demain, encore plus de sociétaires puissent évoluer dans davantage de disciplines sportives et culturelles.
    Laissons la conclusion de cet historique à Rémy Berranger qui fit pendant de nombreuses années un secrétaire très actif de l’Espérance. Voici un extrait de son rapport moral de 1978... toujours d’actualité
    « Nous avons dans notre commune la chance d’avoir une seule société omnisports, c’est-à-dire qu’au sein de cette société, au coeur de nos travaux, nous avons la chance de côtoyer des personnes que nous n’aurions pas autrement la possibilité de connaître. Cette chance, ce lien qui bien souvent n’existe pas dans les autres communes, il est de notre devoir de le préserver. »
    Le 28 janvier 1994, Rémy nous quittait, pour toujours, il avait bien mérité de l’Espérance...
    Aujourd’hui, le complexe sportif de Chartres porte son nom.
    Plus tard, quand les plus jeunes ou les nouveaux Chartrains s’interrogeront sur le nom donné à l’ensemble sportiL ils s’entendront répondre « Nous avons eu la chance dans notre commune et au sein de l’Espérance, de connaître un homme qui a fait l’unanimité et a su réunir autour de lui tous ceux qui partageaient sa soif de tolérance, d’amitié, de convivialité et d’unité. Cet homme de coeur, c’était Rémy Berranger ». (Extrait du discours inaugural du président de l’Espérançe Louis Piou).